LifePower Livre

Nous vous souhaitons la bienvenue dans ce voyage excitant, l’aventure de votre propre vie ! Vous découvrirez dans cet ouvrage des données essentielles pour mieux comprendre la Vie; plus que cela, vous pourrez apprendre et entraîner des procédés qui vous permettrons de découvrir qui vous êtes réellement, quelles sont vos pleines aptitudes et comment les réhabiliter.

Ce livre n’est qu’une partie du vaste projet LifePower. Deux autres livres sont déjà publiés : Le manuel complet de la communication, et Théorie et pratique du bon contrôle et de l’intention. Ces trois livres ont été écrits par Dani Lemberger dans le but de documenter les principes les plus importants de la Vie qui s’avèrent être des fondements à l’amélioration des conditions humaines.

Les participants du projet LifePower sont convaincus que le but le plus noble dans la vie est d’aider les autres et de créer un monde meilleur. Nous vous invitons à nous joindre dans ce voyage inspirant vers la réalisation de soi.

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Qualité de survie

Il est facile d’observer que toutes les pensées et actions de l’Homme, de même que celles de n’importe quel animal ou plante, ont un seul et unique but – la survie infinie.

Qu’est-ce que la survie ? C’est une poussée, un effort incessant et perpétuel pour continuer d’exister, exister sans limites de temps, d’espace ou de ressources. C’est la pulsion à poursuivre éternellement notre existence et une constante amélioration de la qualité de celle-ci. Par conséquent, notre survie n’est pas une affaire de oui/non, vie/mort, blanc/noir ou on/off. Il s’agit plutôt d’une échelle, de degrés de qualités, d’intensités ou de puissances à exister.

Entre le “zéro” de la mort et la survie infinie en une paix parfaite et un bonheur transcendant, existent d’innombrables états intermédiaires allant de la mort vers une amélioration graduelle de notre existence. Nous pourrions apparenter ceci à une échelle s’étendant en bas de la Mort à un état appelé Sérénité de l’Être, ou Paix Existentielle en son apogée, un état de l’absolue joie de vivre, du calme spirituel et de la liberté, plein de puissance et comprenant parfaitement la vie. À ce sommet de cette échelle, désigné par le symbole mathématique de l’infini “∞”, l’homme acquerrait la certitude qu’il est un être spirituel éternel, sans inquiétudes concernant la souffrance et la mort. Il se peut que cet état idéal ne soit pas facile à atteindre, néanmoins il semble que ce royaume – la totale liberté spirituelle – soit ce vers quoi nous tendons tous.

Lorsque l’on examine les étapes que traverse une personne quand il monte de mort à la sérénité complète, nous découvrons que le premier facteur évolutif est le changement de l’émotion, et c’est cela que nous utiliserons pour définir l’échelle de l’existence humaine. Nous pourrions aussi appeler cela l’échelle des émotions, ou l’échelle de la qualité de survie, l’échelle de progression de mort à l’éternité, les niveaux de puissance personnelle, ou les étapes de la complète liberté.

Observons la façon dont cette Échelle de l’existence et des émotions se manifeste en chacun d’entre nous, au cours de notre vie. Prenons par exemple un incident récent dans lequel Paul décide de partir en excursion montagneuse près de chez lui, aux pieds des Rocheuses canadiennes. Il s’équipe d’un sac à dos, emporte une gourde d’eau et des provisions pour plusieurs heures, sans oublier son fidèle bâton de randonnée.

Paul entame sa marche et grimpe le sentier qui le mènera de sa maison au flanc de la montagne. Plus il avance, plus la vue sur la ville en contrebas se révèle à lui : les toits, les pics enneigés derrière, les cimes vertes des arbres entourant un lac paisible et le ciel bleu parsemé de points blancs. Le chant des oiseaux l’accueille, un écureuil furtif saute le long des arbres, un cerf galope dans un près non loin de là…

Paul parvient enfin au sommet de la montagne, contemple en bas la rivière serpentant vers l’océan très loin dans laquelle des saumons argentés sautent en remontant le courant. Il embrasse le monde entier en face de lui comme s’il lui appartenait. Comment se sent-il ? il est complètement calme, il expérimente l’infini, il est confiant et libre de tous soucis. C’est l’émotion que nous pourrions appeler Sérénité de l’Être. Certes, durant son ascension il se sentait enthousiaste, mais arrivé au sommet, il a transcendé cet état d’enthousiasme pour en atteindre un beaucoup plus rare, celui de paix intérieure absolue, conscient de lui-même en tant qu’être spirituel éternel, distinct du monde matériel.

Paul contemple alors sa vie, son travail et sa famille. Pensif, il se met à élaborer des projets futurs. Il est conscient d’être un homme chanceux appréciant le jeu auquel il prend part. Pendant qu’il se désaltére, notre ami aperçoit au loin un imposant ours brun, qui gravit lourdement la montée en reniflant le sol. Paul admire la beauté de la nature, amusé par le corps de l’ours qui balance d’un côté à l’autre de son chemin. Il est enthousiaste de voir un tel animal imposant. Alors qu’il avance lourdement dans la pente, Paul commenceça à plus s’en intéresser, conscient de ses mouvements. Il fixe son attention sur l’animal; il se situe à présent à Vif Intérêt sur l’échelle des émotions. Paul commence à se sentir fatigué ; il est ravi de son excursion et planifie de rentrer. Satisfait, il ne changerait rien. Le temps passe, progressivement l’ennui s’installe chez notre ami marcheur; le paysage lui semble moins intéressant et l’ours qui déambule lentement sur le flan de montagne n’est plus excitant.

Alors que Paul amorce sa descente, il s’aperçoit que l’ours qui grimpait se dirige maintenant vers lui. Il se remémore les récits de ses amis sur des ours attaquant des gens croisant leur chemin et se sent mal à l’aise. Paul sait aussi qu’ils sont susceptibles de paniquer au contact d’êtres humains. Alors que l’ours continue sa foulée nonchalante dans la direction de notre ami, il dresse la tête, aperçoit notre ami et s’arrête, hésitant. Paul se sent hostile à son égard et voulu l’éloigner. Que faire maintenant ? Il hurle et fait de grands gestes pour l’effrayer : c’est un acte d’Hostilité Ouverte. L’ours sait que la personne opposée est hostile envers lui et veut s’en débarrasser. L’ours doit maintenant décider comment agir, changer de direction et se distancer de lui ou continuer sur son chemin, même si cela conduirait à une fâcheuse rencontre avec la personne en face.

L’ours curieux reprend sa marche en direction de notre ami qui prend conscience du danger et de la menace imminente pour sa survie. Lorsque notre survie est menacée, notre première réaction est l’Hostilité Ouverte – comme nous venons de le voir – mais si la menace s’amplifie, nous tombons dans la Colère. Paul est donc en colère contre l’ours qui décide de venir à sa rencontre, mais aussi contre lui-même, car il aurait pu passer la journée au chaud et en sécurité à la maison. Il en veut également à sa femme, qui l’avait encouragé à partir en randonnée, de même qu’aux autorités qui n’ont pas établi de périmètre de sécurité. Alors que l’ours amusé continue d’avancer, Paul entre alors dans une colère envers le créateur des ours sur terre. Dans sa rage, il lui jette une pierre qui l’atteint alors qu’il n’est plus si loin. Il lève son bâton de randonneur et le lui jette, puis dégaine son petit couteau pris pour peler ses fruits au cas où l’ours attaquerait.

Mais l’ours reprend sa marche nonchalante en appréciant les rayons chauds du soleil couchant vers notre ami qui est maintenant frappé de peur. Sa vie est en danger, il doute de sa survie, et l’idée l’effleure qu’il pourrait mourir ici aujourd’hui. Tandis que l’animal se rapproche encore plus, il se demande “Comment puis-je le duper, quelle ruse employer pour sauver ma peau ?” Paul décide de s’étendre au sol, face contre la terre humide, dissimulant son couteau, emballé dans son gros manteau, simulant le mort – sur l’échelle des émotions, il était descendu au niveau d’Hostilité Couverte. Dans l’Hostilité Ouverte, nous manifestons ouvertement notre aversion ou notre rage, exprimant ainsi notre résistance à quelque chose qui menace pour notre survie, que cela soit par des cris, des actions ou une agression physique. Mais lorsque ces efforts échouent et que la menace s’intensifie, la colère tourne à la peur, nous avons alors recours à la ruse et aux actions dissimulées, on se retrouve alors dans l’Hostilité Couverte.

Paul sent le sol vibrer sous les pas de l’ours approchant, puis son souffle chaud au dessus de lui. Il est terrorisé, ses jours touchent à leur fin – c’est le niveau de la Peur. Tandis qu’un museau humide le renifle, des images de sa vie défilent dans sa tête – sa femme, ses enfants qu’il ne reverra plus. Il capitule, sachant qu’il a perdu le combat avec l’ours. Il est à Chagrin et fond en larmes, espérant que l’ours sentira sa détresse et aura pitié de lui.

L’animal le tâte de sa lourde patte, notre ami comprend qu’il n’y a plus d’espoir. Sûr que son corps sera bientôt dévoré, il tombe encore plus bas dans l’échelle de l’Existence, à l’Apathie, juste au-dessus de la Mort. Dans cet état, l’individu n’agit ni ne réagit car la mort est certaine, il n’y a donc plus d’espoir, la survie ne peut plus être assurée. L’apathie profonde génère un état catatonique qui ressemble de très près à la mort : le corps est immobile, il n’y a pas de réactions et aucune sensation de douleur ou autres sentiments.

Mais notre ami tourmenté eut de la chance : en effet, l’ours avait déjà satisfait son appétit avec un saumon de la rivière non loin. De plus, il trouve le manteau de Paul sentant le moisi répugnant ; il pousse un fort grognement et poursuit finalement son chemin vers le sommet. Après tout, il est sur les traces d’une ourse plutôt mignonne qui flâne dans les parages, plus tôt dans la matinée.

Paul ose relever la tête avec précaution et soupire de soulagement en voyant l’ours s’éloigner. Le danger a disparu ; il pleure à nouveau en pensant à ce qui aurait pu arriver, au sort de ses proches s’il avait été dévoré par l’ours. Il bondit nerveusement sur ses pieds, ramasse ses affaires à la hâte et reprend promptement le chemin le ramenant à la maison.

Il imagine différents moyens de piéger l’ours s’il venait à recroiser sa route. Notre ami est en train de remonter sur l’échelle et repasse donc par l’Hostilité Couverte, car c’est le niveau où nous élaborons secrètement des plans afin de nuire à nos supposés ennemis. C’est probablement le niveau où se situe notre chère tante, avec son sourire si gentil, qui cependant ne manque jamais de nous faire remarquer que nous prenons du poids, qu’on a l’air plus vieux, qu’on est dans le faux ou l’erreur. De tels individus à Hostilité Couverte nous offensent et nous blessent tout en prétendant être préoccupés par notre bien-être. C’est l’employé en apparence dévoué qui, en réalité, endommage ou détruit le matériel. Un petit ami qui couvre son élue de cadeaux, tout en lui mentant et fréquentant d’autres femmes en secret. Même le gamin qui avale en cachette tous les gâteaux de la commode, ou s’assure de bien frotter ses chaussures boueuses sur la moquette du salon. Les dirigeants politiques qui promettent des victoires glorieuses à leur nation mais n’apportent au final que famine et destruction sont un très bel exemple de ce qu’est l’Hostilité Couverte.

Paul continue de descendre la montagne, donnant des coups de pied aux arbres et jetant des pierres, furieux qu’une journée puisse commencer si bien et se terminer  avec une telle humiliation. Il croise un autre randonneur et grogne à son intention avec hostilité : “Fais attention, la montagne pue !” Lorsqu’il aperçoit finalement sa maison au loin, il est déjà bien fatigué et ressent de l’ennui, il a eu une longue et dure journée. Tout ce qu’il veut maintenant, c’est un bon repas ainsi que du repos. Cependant, un détail le tracasse : que va-t-il répondre à sa femme quand il lui ouvrira la porte et elle demandera comment s’est passée son excursion ? Il se peut qu’il s’énerve, à cause des souvenirs déplaisants qu’elle risque de remuer. Il se peut qu’il lui mente par honte d’avouer ce qu’il a traversé – Hostilité Couverte –, ou qu’il se sente au contraire suffisamment en confiance auprès d’elle pour lui dire ce qu’il s’est passé, et même oser fondre en larmes lorsqu’il se remémorera l’intense peur qui s’est emparée de lui. Ou peut-être restera-t-il prostré sur le canapé dans une apathie complète, incapable de parler ou de réagir, hanté par l’affreux traumatisme vécu ce matin.

Quoi qu’il en soit, en l’espace de quelques jours, Paul reprend sa routine habituelle. Bien qu’il puisse demeurer intéressé à son travail et heureux avec sa vie familiale, si sa femme lui suggère un tour dans la montagne, elle aura bien du mal à l’enthousiasmer.

Nous pouvons donc établir l’échelle de l’existence et des émotions, montrant la progression des émotions de la personne, tel qu’elle évolue du bas au stade quasiment de la Mort au sommet, Sérénité de l’Être. Par confort et simplicité d’utilisation, les différents niveaux de l’échelle ont été numéroté.